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 Les Energies Vertes et Renouvelables

Les Energies Vertes et Renouvelables Portail d'information sur les énergies renouvelables, comment fabriquer une éolienne et installer des panneaux solaires.

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  • Première bio-raffinerie à produire du biodiesel à partir de bois - 15-02-2012

    Première bio-raffinerie à produire du biodiesel à partir de boisLa société UPM a annoncé un investissement dans une bio-raffinerie qui produira des biocarburants à partir de tallöl brut (un résidu de la production de pâte chimique) à Lappeenranta, en Finlande.

    La bio-raffinerie produira environ 100 000 tonnes par an d'un biodiesel de deuxième génération qui sera utilisé pour le transport. La construction de la bio-raffinerie qui est prévue pour commencer à l'été 2012 sur le site d'UPM Kaukas devrait être achevée en 2014. L'investissement total d'UPM s'élèvera à environ EUR 150 millions.

    "L'activité des biocarburants a un grand potentiel de développement. La qualité du produit fini et ses caractéristiques environnementales ont suscité un intérêt important parmi une large gamme de clients et l'investissement est rentable. Lappeenranta est la première étape d'UPM vers son objectif de devenir un producteur significatif de biocarburants de deuxième génération. C'est également une part centrale dans la réalisation de notre stratégie Biofore", a déclaré Jussi Pesonen, Président Directeur Général d'UPM.

    Le biodiesel de deuxième génération d'UPM, - UPM BioVerno - est une innovation qui diminuera les émissions de gaz à effet de serre du transport jusqu'à 80% par rapport aux carburants fossiles a affirmé l'entreprise finlandaise. Et d'ajouter : "les caractéristiques du produit correspondent à ceux des carburants traditionnels à base de pétrole et conviennent très bien aux véhicules et aux systèmes d'injection actuels."

    "Notre bio-raffinerie à Lappeenranta est le premier investissement significatif dans une unité de production nouvelle et innovante en Finlande durant la période de transition actuelle de l'industrie forestière", a aussi précisé Jussi Pesonen.

    La construction de la bio-raffinerie offrira du travail à près de 200 personnes pour environ deux ans. Quand la production démarrera, la bio-raffinerie emploiera directement près de 50 personnes et indirectement environ 150 personnes. La société UPM tient à signaler qu'elle n'a pas sollicité de subvention publique à l'investissement pour ce projet.

    Les objectifs européens à 2020 créent de la demande pour les biocarburants renouvelables

    La demande pour les biocarburants devrait augmenter d'environ 7% par an dans l'Union Européenne. L'objectif de l'U.E. est d'augmenter à 10% la part des biocarburants dans les carburants pour le transport d'ici 2020. En Finlande, l'objectif correspondant est encore plus ambitieux avec une augmentation de 20%. La production annuelle de la bio-raffinerie UPM contribuera en conséquence à environ un quart de l'objectif biocarburant de Finlande.

    La matière première principale de la bio-raffinerie par hydrotraitement d'UPM Lappeenranta est du tallöl brut qui est un résidu de la production de pâte chimique, généré essentiellement au cours de la production de cellulose au sulfate à partir de feuillus. Une part significative de la matière première provient des propres usines de pâte d'UPM en Finlande.

    L'approvisionnement en bois d'UPM est basé sur les principes de la gestion durable des forêts, de la chaîne de contrôle et de la certification forestière. En transformant le tallöl brut, UPM optimise le bois utilisé pour la production de pâte d'une manière plus efficace sans augmenter les coupes de bois. UPM n'utilise pas de matière première destinée à l'alimentation.

    "Nous utilisons notre propre travail de développement et nos matières premières renouvelables à base de bois. Par conséquent, nous aurons un carburant pour le transport de haute qualité et compétitif, qui réduit vraiment les émissions et est adapté aux véhicules modernes," a indiqué Petri Kukkonen, Vice-Président Biocarburants d'UPM.

    Autre projet de bio-raffinerie

    La décision de construire une bio-raffinerie à Lappeenranta ne remet pas en cause les autres projets de bio-raffinerie d'UPM. En effet, UPM a prévu de construire une autre bio-raffinerie soit à Rauma, Finlande, ou à Strasbourg, France. Cette bio-raffinerie utiliserait du bois énergie comme matière première et la technologie serait différente de celle mise en ?uvre à la bio-raffinerie de Lappeenranta.

    UPM évaluera son autre projet de bio-raffinerie après que l'U.E. ait rendu sa décision sur les subventions à l'investissement. L'U.E. devrait décider des subventions NER300 au second semestre 2012. Au-delà de l'aide à l'investissement, la décision d'investissement sera influencée de manière significative par les perspectives à long terme des prix et de la disponibilité du bois sur le marché.


  • EDF vient à la rescousse de Photowatt - 14-02-2012

    EDF vient à la rescousse de PhotowattAlors que le Président de la République effectue en ce moment même un déplacement sur le site historique de Photowatt (Bourgoin Jailleu), EDF Energies Nouvelles Réparties (EDF ENR) avait annoncé vendredi dernier avoir déposé une offre pour la reprise des activités de l'unique fabricant français de cellules photovoltaïques à base de silicium, placé en redressement judiciaire en novembre 2011.

    Photowatt détient en fait 40 % de PV Alliance, une société de recherche et développement dans le domaine des technologies photovoltaïques, au sein de laquelle EDF ENR possède déjà une participation de 40 % aux côtés du CEA (20 %).

    Photowatt, EDF ENR et le CEA, ont investi depuis 2008 dans PV Alliance qui a vocation à développer deux technologies silicium : l'homojonction, technologie classique la plus utilisée dans le monde, et l'hétérojonction, technologie actuellement en cours de développement permettant de fabriquer des cellules silicium à haut rendement (supérieur à 20 %).

    On apprend que l'offre d'EDF ENR sera notamment conditionnée à la reprise de 100% de PV Alliance et à l'obtention d'une licence d'exclusivité mondiale sur la technologie hétérojonction, appelée à remplacer la technologie actuelle dans les années à venir. Cette offre sera ainsi soumise aux autorisations requises pour ce type d'opération (gouvernance, concurrence, etc.)

    "Compte tenu de sa présence au sein de Photowatt au travers de PV Alliance, EDF ENR apparaît comme le candidat naturel pour la reprise des activités de Photowatt. Cette opération permettrait à EDF ENR, qui est confiante dans les compétences des équipes de Photowatt, de compléter son portefeuille d’activités en y intégrant des technologies silicium et en contribuant, avec le CEA, au développement de technologies innovantes et compétitives" a estimé Jean-Louis Mathias, Directeur Exécutif Groupe en charge des énergies renouvelables.

    Dans cette proposition, EDF s'engagerait également à reprendre 345 salariés et à en reclasser 85 autres en interne.

    Même si les salariés de Photowatt semblent soulagés, ils ne sont pas dupes pour autant. En effet, beaucoup d'entre eux voient par cette annonce et ce déplacement, une occasion pour le "futur candidat" à la Présidentielle 2012 de remonter un tant soit peu dans les sondages. Mais l'essentiel est fait, l'activité de la société est pérennisée...

    Hormis EDF ENR, 2 autres groupements de PME souhaitent aussi s'engager dans cette reprise. Il s'agit du grenoblois ECM (fours industriels) associé au fonds privé Abcia-Phoenix qui compte reprendre 382 salariés. Et le second se nomme Solarezo, qui en partenariat avec MPO (fabricant de cellules solaires basé en Mayenne) se propose lui de reprendre 222 personnes.

    Au final, le tribunal rendra son verdict le 21 février prochain.


  • Soitec : feu vert financier pour la centrale solaire de 50 MW - 13-02-2012

    Soitec : feu vert financier pour la centrale solaire de 50 MWSoitec a annoncé le 9 février dernier la signature d'un accord avec la banque Investec Bank, pour financer la construction de la centrale photovoltaïque de 50 mégawatts crête* prévue à Touwsrivier (province de Western Cape) en Afrique du Sud.

    Investec s'est engagée à financer le projet et à apporter les fonds nécessaires d'ici la fin du deuxième trimestre 2012, à la construction de la centrale, qui sera équipée de systèmes photovoltaïques à concentration (CPV) Concentrix™ de cinquième génération.

    En décembre 2011, Soitec a été sélectionné par le ministère de l'Énergie d'Afrique du Sud parmi les projets présentés dans le cadre du programme des producteurs d'énergie indépendants (IPP). Le projet initial proposé par Soitec dans le cadre de ce programme concerne la centrale photovoltaïque de Touwsrivier, qui est située à proximité de la réserve Aquila Private Game, où la société a déjà construit une centrale pilote.

    Pour le ministère de l'Énergie d'Afrique du Sud, l'objectif est que les sources d'énergie renouvelable du pays atteignent 42% de la capacité nouvellement installée dans les vingt prochaines années.

    "Le plan de financement étant à présent en place, tous les éléments sont réunis pour fournir à l'Afrique du Sud sa première centrale photovoltaïque CPV de grande envergure", a expliqué André-Jacques Auberton-Hervé, Président-Directeur général de Soitec. "Après avoir construit la centrale pilote d'Aquila et la centrale CPV de 500 kW près de Durban, qui a assuré l'alimentation en énergie verte de la récente conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, Soitec confirme sa volonté d'aider l'Afrique du Sud à atteindre ses ambitieux objectifs dans le domaine des énergies renouvelables."

    Les systèmes Concentrix sont des systèmes photovoltaïques à concentration (CPV) à haut rendement, qui conviennent aux régions où le niveau d'ensoleillement direct est très important comme l'Afrique du Sud. D'après le constructeur, ces systèmes assurent une courbe constante et élevée de production d'énergie pendant toute la journée et peuvent répondre aux pics de demande en électricité.


    *Watt crête : Puissance du module photovoltaïque normalisé à un ensoleillement de 1000W/m2, selon le standard photovoltaïque.




  • La technologie de pontons solaires flottants s?exporte aux USA - 10-02-2012

    La technologie de pontons solaires flottants s'exporte aux USAAfin de répondre à une contrainte de compétitivité et d'indisponibilité de terrains aménageables sur de grandes surfaces, la société française Poralu Marine a procédé à l'installation de pontons solaires flottants, à Canoe Brook dans le New Jersey.

    Confié à Eneractive Solutions, une compagnie d'ingénierie spécialisée dans les solutions énergétiques, ce projet pilote porte sur la création et la mise en ?uvre d'un système solaire flottant 'rentable' de 112 kWh sur le réservoir de Canoe Brook, situé à environ 25 km de New York.

    Cette installation solaire qui devrait générer annuellement 136.000 kWh d'énergie permettra à l'usine de traitement d'eau d'alimenter environ 78.000 foyers des comtés de l'Essec, l'Union, Morris et Somerset en traitant environ 152 millions de litres d'eau par jour.

    Poralu Marine s'est vu confier l'ingénierie de la partie flottante, l'interface avec les supports des panneaux photovoltaïques et l'ancrage sur le système SEAFLEX. L'étude personnalisée et la solution complète déployée devaient répondre à un cahier des charges très précis incluant l'ensemble des contraintes techniques et financières pour produire une électricité renouvelable à un coût compétitif :

    • Prise en compte de l'installation de panneaux solaires avec une haute stabilité de la plate-forme ;
    • Longévité de l'ensemble de la structure et entretien minimum dans un environnement contraignant (formation de glace durant les périodes hivernales) ;
    • Adaptation du coût de la structure flottante et de son ancrage pour l'inscrire dans le budget de faisabilité prédéfini ;
    • Réduction au minimum des prestations de maintenance pour un meilleur retour sur investissement ;

    La plate-forme solaire, composée d'une structure pontonnière flottante sur laquelle sont fixés les panneaux photovoltaïques, est installée sur un système d'ancrage SEAFLEX. Cette technologie suédoise permet un ancrage élastique non égalé dans sa capacité à stabiliser les structures flottantes soumises à de très fortes variations de niveaux d'eaux. Selon Poralu Marine, il offre aussi l'avantage d'une longue durée de vie tout en nécessitant une maintenance à minima et en respectant l'ensemble des standards de protection de l'environnement.

    En structure aluminium, soutenue par des flotteurs en polyéthylène capables de flotter en toute circonstance (crevaison), les pontons flottants sont recouverts du platelage ECOSTYLE, produit conçu en matériaux écologiques (polypropylène 100% recyclable). Par ailleurs, la plate-forme est conçue pour laisser passer une grande partie de la lumière solaire et donc assurer la vie de la flore et de la faune aquatiques.

    La conception des panneaux solaires et de leurs supports a été prise en charge par un fournisseur américain.

    Installée dans une région soumise à des conditions météorologiques parfois difficiles, la plate-forme solaire a été très rapidement mise à l'épreuve avec le passage de l'ouragan Irène en août 2011, sans aucun dommage a précisé la société française basée à Port (Ain).



  • Le solaire thermique français enregistre une légère baisse en 2011 - 08-02-2012

    Le solaire thermique français enregistre une légère baisse en 2011Selon le Syndicat des industries thermiques, aérauliques et frigorifiques, le marché du solaire thermique en France métropolitaine pour l'année 2011 a enregistré une baisse de 2% en surface installée par rapport à 2010 et la progression du solaire en collectif (+30%) compense en grande partie le recul en résidentiel individuel.

    Pour la première fois, plus de 100 000 m² de capteurs (soit 0,7 MWth) ont été installés sur le segment du solaire thermique collectif. Le marché du chauffe-eau solaire individuel et du système solaire combiné poursuit la même tendance depuis 2009, avec une baisse des surfaces installées pour ces deux applications, respectivement de 15 % et 24%.

    Avec 250 000 m² d’installations réalisées en 2011 en métropole, nous n’atteindrons définitivement pas l’objectif d’un marché annuel d’un million de m² installés en 2012, contenu dans la Programmation Pluriannuelle d’Investissement dans la chaleur renouvelable.

    Les chiffres du solaire thermique 2011
    (ENERPLAN**)

    D'après les statistiques fournies les adhérents , le marché du solaire thermique métropolitain est évalué en décroissance pour 2011 de 2 % par rapport à 2010. Ainsi, moins de 31 800 CESI - Chauffe-Eau Solaires Individuels (contre 33 800 en 2010) et moins de 1 800 SSC ? Systèmes Solaires Combinés (contre 2 300 en 2010) ont été installés. Les installations d'eau chaude solaire collectives enregistrent quant à elles, une croissance de 30 %. En 2010, ce sont 103 800 m² qui ont été installés dans les bâtiments collectifs (contre 79 300 m² en 2010).

    Le marché solaire thermique 2010 de France métropolitaine s’élèverait à presque 251 000 m² (256 000 m² en 2010), soit 179,2 MWth installés.

    ** Association professionnelle de l'énergie solaire


  • E.ON et Hydrocop partent à l?assaut des barrages français - 07-02-2012

    E.ON et Hydrocop partent à l'assaut des barrages françaisE.ON France et Hydrocop Concessions ont annoncé lundi la signature d'un partenariat pour concourir ensemble aux appels d'offres de concessions hydroélectriques annoncés par l'Etat en avril 2010.

    Ce partenariat entend ainsi "allier les compétences du troisième producteur d'électricité français au savoir faire de 8 entreprises locales de distribution", tout en faisant "bénéficier aux consommateurs français, des particuliers jusqu’aux industriels, d'une électricité d’origine hydraulique", et enfin "répondre aux enjeux territoriaux en proposant une approche sur mesure, au bénéfice des vallées et des populations."

    E.ON prépare en effet une réponse sur mesure aux futurs appels d'offres pour des concessions hydroélectriques en s'ouvrant à divers types d'associations avec des partenaires reconnus dans leurs domaines d'activités et motivés par les enjeux locaux ou nationaux des renouvellements comme d'Hydrocop Concessions. Ce dernier est présent dans plusieurs régions du territoire dont le sud-ouest, région à fort intérêt dans le cadre de ces appels d’offres.

    L'énergéticien allemand a fait savoir dans un communiqué qu'une équipe d'experts français et internationaux de l'hydroélectricité veillera à répondre aux exigences de l'Etat français, à savoir, choisir pour chaque renouvellement de concession, la meilleure offre sur le plan énergétique, environnemental et économique.

    N°1 de l'hydroélectricité en Allemagne, E.ON opère également en Espagne, en Italie et en Suède un parc de 212 centrales hydroélectriques représentant une puissance cumulée hydroélectrique de plus de 6000 MW utilisant toutes les technologies disponibles du fil de l'eau aux hautes chutes.

    Troisième producteur d'électricité en France avec plus de 3200 MW, le Groupe E.ON, à travers sa filiale française SNET**.., contribue depuis plusieurs décennies à l’équilibre du système électrique français en tant qu'expert en production de semi base et de pointe. Troisième fournisseur d’électricité en France, E.ON délivre à ses clients industriels des offres sur mesure qui représentent pour 2011 un volume de 13 TWh soit 2,7% de la consommation française.

    Hydrocop Concessions est composée de 8 entreprises locales de distribution (ELD) : Soregies, Sicap, Ene’O, ESL, Sicae du Carmausin, Terralis power (composée de Sicae Ely, Sicae La Ferté-Alais, Sicae de l’Aisne). Ces entreprises locales de distribution ont décidé de mutualiser leur savoir-faire pour répondre à des appels d'offres de concessions hydroélectriques.

    « E.ON a à son actif une compétence, une solidité et un ancrage historique en France qui lui permettront de présenter, avec Hydrocop Concessions, des offres conciliant l’intérêt général, le progrès économique, la proximité des territoires et la préservation de l’environnement » a déclaré Luc Poyer, Président du Directoire d'E.ON France.

    De son côté Marc Loisel, Président d'Hydrocop Concessions a indiqué que « la plupart des ELD membres d'Hydrocop Concessions sont présentes sur le territoire depuis plus de 100 ans. Leur attachement aux collectivités locales, leur expertise de la gestion de concessions de distribution ainsi que la qualité de service qu'elles apportent à près de 250.000 clients français en font un partenaire naturel et complémentaire pour E.ON. »

    ** Société nationale et d'énergie thermique


  • Une protéine végétale pour fabriquer de l?électricité - 06-02-2012

    Une protéine végétale pour fabriquer de l'électricitéLes panneaux photovoltaïques fabriqués à partir d'éléments végétaux pourraient un jour servir d'alternative simple et peu coûteuse aux capteurs solaires traditionnels.

    Un moyen totalement nouveau d'aborder le photovoltaïque vient d'être développé grâce à une étroite collaboration entre le Massachussets Institute of Technology (MIT) et l'EPFL. En utilisant la protéine nécessaire à la photosynthèse chez les végétaux, un chercheur du MIT, Andreas Mershin a mis au point un moyen de produire du courant électrique. Il vient ainsi d'ouvrir la voie à une nouvelle façon simple et peu coûteuse de reproduire l'énergie solaire. Ces recherches viennent compléter les travaux commencés il y a huit ans par Shuguang Zhang dans le Center for Biomedical Engineering du MIT et le professeur Michael Graetzel de l'EPFL. Elles seront publiées cette semaine dans le journal scientifique en libre accès Scientific Reports.

    Lors de ses premières recherches, Shuguang Zhang était parvenu à isoler un grand nombre de molécules, regroupées sous le nom de photosystème-I (PS-I), les minuscules structures d'une cellule végétale, qui permettent la photosynthèse. Le chercheur et ses collègues ont extrait le PS-I de plantes et l'ont stabilisé chimiquement, puis ils en ont déposé une couche sur un substrat de verre. Ce dispositif s'est révélé capable de produire du courant électrique lorsqu'il est exposé à la lumière, comme une cellule solaire classique. L'étape suivante consistait à trouver un moyen d'amplifier ce courant.

    Dans le laboratoire de Michael Graetzel, Andreas Mershin est arrivé à adapter un substrat photovoltaïque bien plus efficace pour absorber la lumière solaire. Ce substrat est comparable à celui utilisé dans les cellules solaires à colorant, dites « cellules Graetzel », spécialité de ce laboratoire, mais la substance PS-I est radicalement différente du colorant utilisé habituellement. Le défi apporté par une telle modification a permis d'améliorer également ces cellules solaires à colorant, en particulier grâce au développement d'un mécanisme qui transporte les électrons plus efficacement entre les extrémités des pôles, comme dans une pile.

    Une « forêt » de nanofils

    Andreas Mershin a en effet pu créer une minuscule « forêt » de nanofils d'oxyde de zinc (ZnO), ainsi qu'une nanostructure de dioxyde de titane (TiO2) de type spongieux, enrobée d'une matière organique dérivée de bactéries, chargée de capter la lumière. Les nanofils ont servi non seulement de support pour la matière organique, mais aussi de câbles pour véhiculer les électrons produits par les molécules à l'intérieur de la couche de matière organique, à partir desquels celle-ci pourrait être reliée à un circuit. « C'est une sorte de nano-forêt électrique », explique le chercheur.

    Selon lui, le procédé a été tellement simplifié que pratiquement n'importe quel laboratoire pourrait le reproduire ? y compris des laboratoires de sciences à l'université, et même dans les écoles ? permettant aux chercheurs partout dans le monde de commencer à étudier ce procédé et de proposer d'autres perfectionnements. « L'efficacité du nouveau système est 10 000 fois supérieure à la version précédente, bien qu'il ne convertisse pour l'heure que 0,1% de l'énergie solaire en électricité. Cependant, 1 à 2 pour-cent d'efficacité seront suffisants pour que l'on puisse imaginer une utilisation commerciale, car les ingrédients ne coûtent presque rien et le procédé de fabrication est particulièrement simple », précise Andreas Mershin.

    Ces recherches ont été financées en partie par une subvention sans restriction octroyée par la société Intel et ont aussi bénéficié de la participation de chercheurs de l'University of Tennessee.